Qu'est ce qu'un rêve ?
Pour travailler ce chapitre, il faut, au préalable, avoir travaillé le chapitre « Vous avec vos rêves ». Et bien sûr être initié, avoir beaucoup de rêves et commencer à savoir un peu les décoder.
C’est un long et difficile chapitre : il ne se lit pas en une seule fois !
Ce chapitre répond à une curiosité ou à une grande énigme de l'humanité. Cependant, si vous venez sur ce site parce que vous avez des problèmes importants à régler, recentrez-vous sur l'essentiel : il ne vous aidera pas à décoder vos rêves.
Ce que nous appelons habituellement le rêve, c’est le souvenir de ce qu’il s’est passé la nuit (en général) où nous l’avons fait. Il y a des images, des sons, des ressentis, des peurs, des odeurs, des goûts, des histoires, des personnages, des choses plus ou moins bizarres…
Si nous faisons l’expérience d’un rêve correctement décodé, nous comprenons qu’il est un message codé de l’inconscient pour le conscient. Il se comprend donc de deux manières différentes : l’allégorie initiale, le premier degré, et sa traduction, le second degré.
Si nous faisons l’expérience d’une série de rêves récurrents et de l’arrêt de la récurrence suite à son bon décodage, nous pouvons observer une certaine insistance de l’inconscient jusqu’à son bon décodage. On peut alors penser qu’il est important pour notre inconscient (et probablement pour nous le conscient aussi) de décoder ce rêve.
Nous pouvons également ressentir la satisfaction d’avoir décodé un rêve (récurrent ou pas). Je veux dire par là qu’une claire émotion accompagne le bon décodage du rêve et pas juste un accord du type : « Oui, cela colle bien, c’est cela. »
Nous pouvons aussi observer les changements que déclenche chez nous le correct décodage de plusieurs rêves : mieux dormir, par exemple, pour moi !!!
On apprend alors que le décodage des rêves nous modifie, et cela, bien sûr, dans le bon sens.
Petit à petit, expérience après expérience, nous en apprenons un peu plus sur ce qu’est un rêve. Nous apprenons aussi qu'il y a une partie négative dans notre inconscient, puis une partie positive, puis que c'est cette partie qui nous envoie les rêves.
Cependant, avec beaucoup de rêves, nous pouvons non seulement avoir encore plus d’informations pour améliorer ce que nous savons du rêve, mais nous pouvons aussi avoir des informations de l’inconscient sur ce sujet. Je parle de disposer de rêves parlant des rêves. Cela donne une deuxième source d’information pour savoir ce qu’est un rêve. J’ai un peu parlé de cela dans le chapitre « Vous avec vos rêves ».
Pour le premier type d’information, nous pouvons nous tromper dans ce que nous déduisons de nos expériences.
Pour le deuxième type d’information, l’inconscient ne se trompe pas, mais nous pouvons, nous, nous tromper dans notre interprétation.
Si les deux types d’information concourent, alors le risque d’erreur est presque totalement nul.
Maintenant, j’illustre cela en exploitant ces deux types d’information.
Les chapitres suivants sont une décomposition un peu arbitraire d'une série de rêves qui montrent petit à petit ce qu'est un rêve.
Les différentes étapes, de l’élaboration du rêve jusqu’à son décodage, sont les suivantes.
a) Élaborer les solutions qu’il veut implanter en nous pour résoudre nos problèmes.
Si vous avez un problème sur une longue période et s’il finit par disparaître (ou clairement s’atténuer), sans utilisation de techniques psys, cela veut dire que l’inconscient a trouvé des solutions et qu’il a pu les implanter sans faire appel au conscient (pour décoder des rêves ou en utilisant d’autres techniques de la psychothérapie, quand elles fonctionnent).
b) Élaborer les allégories, les parties à envoyer au conscient, les ‘films’ que le conscient voit durant les nuits, ce qu’il appelle le rêve. Cette allégorie est elle-même en deux parties : le premier et le second degré.
c) Rattacher les allégories à ces solutions : une ou plusieurs solutions par rêve (s’il y a plusieurs scènes). C'est le lien entre les solutions et les allégories.
d) Envoyer l'ensemble au conscient. Cela se fait durant la nuit quand nous rêvons. Parfois, cela peut se faire d’une manière éveillée. C’est bien plus rare.
e) Au décodage, la solution change de forme puis est retournée à l'inconscient qui installe ces solutions dans l’inconscient et ainsi résout le problème, rêve après rêve. La chose est alors instantanée. Je veux dire par là que, quelques secondes après le bon décodage du rêve, tout ce qui est associé à l'allégorie (la ou les solutions) est implanté en nous. Nous disposons instantanément des nouvelles aptitudes ou de la moindre souffrance.
Tout ce que je raconte ici implique trois choses :
- Qu’il y a au moins deux difficultés pour l’âme pour résoudre un problème : trouver la solution, puis l’implanter. Ce sont deux choses distinctes. Le rêve est un mode d'implantation.
- Qu’un rêve est en trois parties : les solutions à implanter, l’allégorie et le rattachement entre les deux.
- Un rêve ou une partie d'un rêve n'a qu'une seule bonne interprétation.
Je reprends le premier exemple du chapitre « Vous avec vos rêves » pour commencer à bien expliquer cela.
Premier exemple
(1) Je regarde l’heure, je vois les minutes, mais n’arrive pas à lire les heures.
(2) Plein de fois, je regarde cette heure, mais je ne vois rien.
(3) Je pense que je ne pourrai pas aller en cours, c'est dommage.
Ce rêve a été fait par l'auteur du site.
Le (1) parle de mon incapacité à décoder mes rêves, malgré ma motivation codée par le (2). Le (1) précise que j'en comprends des détails (les minutes) mais pas l'essentiel (les heures). Le (3) explique la conséquence : ne pas aller en cours ! Cela veut dire que je n’apprendrai rien (au sens changer), puisque je ne décode pas mes rêves.
Ce qu’explique ce rêve (au second degré bien sûr), c’est le fonctionnement basique du rêve.
Si le rêveur décode son rêve (tout seul ou avec un interprète), il change un peu (aller en cours), c’est-à-dire qu’une solution est implantée en lui. S’il ne le décode pas, il ne change pas : la solution n’est pas installée.
Cette information est à relier aux expériences d’évoluer, de se libérer de ses problèmes en décodant ses rêves. Les deux types d’information concourent pour dire que si l’on décode ses rêves, on se modifie pour mieux.
Remarquez que le (1) parle de lire l'heure. Il ne parle pas de regarder un objet qui, suivant comment on le regarde, n'a pas le même aspect. Lorsque l'on lit l'heure, il n'y a qu'une seule valeur pour les heures et qu'une seule valeur pour les minutes. Si vous rêvez qu'il est 12 h 7, cela parle de finir le travail sur une problématique (le 12) en ayant fait une petite (minute) prise de conscience (le 7). Le rêve où est indiquée cette heure est le dernier d'une série de rêves pour résoudre la problématique en question.
Un rêve ou une partie d'un rêve n'a qu'une seule interprétation qui l'active.
Bien évidemment, cela ne veut pas dire qu'il n'est pas intéressant de trouver plusieurs pistes à un rêve en espérant qu'une de celles-ci soit la bonne.
Mais ce rêve (pas les autres qui ne sont pas décodés) est, lui aussi, associé à des solutions. L’implantation de ces solutions me permettra d’un peu mieux décoder mes rêves. Il s’agit d’un rêve qui me reprogramme pour que je sache un peu mieux décoder les autres.
L’expérience montre que la solution associée à l’allégorie est toujours en rapport avec l’allégorie (au second degré bien sûr). On ne peut pas résoudre un problème de sommeil avec une allégorie parlant de notre timidité, par exemple. C’est comme cela. Cela semble naturel, mais c’est un fait que j’ai toujours vérifié : il y a donc un lien entre le second degré de l’allégorie et la solution.
Comme vous le voyez, j'ai utilisé le même rêve que dans la partie I de ce site pour y extraire de nouvelles informations. Dans la partie I, je n'en ai extrait que des informations concernant le décodage. C'est parce que je suis revenu et revenu, bien des fois, sur mes rêves qu'avec le temps, j'ai compris des choses que je ne pouvais pas comprendre la première ou même la deuxième fois. Je vous invite à faire comme cela.
Deuxième exemple
J’ai déjà exploité ce rêve dans la première partie de ce site.
(1) On est dans une classe et il y a deux types d'élèves, les anciens et les nouveaux.
(2) Il y a un nouveau type de raisonnement et les nouveaux élèves n'arrivent pas à comprendre. Les anciens élèves se moquent un peu d'eux (tout en comprenant qu'au début ce n'est pas évident). Même les bons élèves n'arrivent pas à comprendre ce truc-là.
(3) Le prof répète un peu cela.
Les parties (1) et (2) de ce rêve indiquent que l’interprétation des rêves est une nouvelle chose pour le rêveur et qu’il est donc normal qu’il n’y arrive pas.
Les nouveaux élèves (bons ou mauvais) codent le conscient qui n’arrive pas à décoder ses rêves. Le conscient a reçu des rêves avant celui-là, mais ne les a pas décodés.
Les anciens élèves (un ancien est quelqu’un qui sait) et le prof codent l’âme, qui elle connaît bien le sujet.
Mais c'est le (3) qui nous renseigne le plus. Le fait de répéter indique le fait que : si des rêves n’ont pas été compris, c'est-à-dire décodés, il sera nécessaire à l’âme de les renvoyer. Comme je n’ai pas eu de rêve récurrent avant ce rêve, les 'rêves' ont été renvoyés codés différemment !
Pour l'âme, le rêve, ce n'est pas ce que le conscient perçoit, mais quelque chose d'autre qu'il faut renvoyer à chaque fois, jusqu'à ce que l'interprétation soit bonne.
Cela veut dire que ce que l’âme envoie, le rêve, est au moins en deux parties : une partie invisible pour le conscient mais importante et une partie visible par le conscient mais pas très importante.
C’est la partie invisible qui permet d’apprendre puisqu'elle ne sera plus envoyée si la partie visible est décodée.
Cette partie implique encore une fois qu'un rêve n'a qu'une seule bonne interprétation.
Avec ce deuxième exemple, nous avons au moins deux hypothèses.
- Le rêve est au moins en deux parties : l’allégorie et la solution qui est envoyée à chaque rêve.
- Le rêve est au moins en trois parties : l’allégorie, la partie invisible mais importante et la solution qui reste dans l’inconscient. La partie invisible activant au décodage, la solution qui est restée dans l'inconscient.
Troisième exemple
Douadi contacte une fille au téléphone et moi, je lui renvoie des SMS pour augmenter le nombre de points.
Douadi est un ami. Il me représente. Il habite Paris et moi Montpellier.
Il y a une communication dans un sens par le téléphone, et une réponse dans l’autre sens, avec le même moyen de communication (je ne renvoie pas un mail ou un courrier postal par exemple). Cette réponse est un peu la même chose (renvoyer) que ce qui est reçu, mais sous une autre forme (ici écrite et pas parlée).
Cela se fait sans que les personnages ne se voient. Tout cela a une action positive (marquer des points).
Ce rêve indique bien sûr que je décode bien mes rêves, mais renseigne aussi sur la structure du rêve et son dynamisme.
L’âme (dans un lieu séparé du conscient) envoie un rêve (en plusieurs parties) au conscient, et reste en contact avec lui : elle attend. Plus tard, le conscient (quand il décode le rêve) renvoie une information qui est un peu la même que celle reçue, mais transformée. Cela implante la solution.
La partie qui est transformée puis retournée vers l'âme est la partie importante (ce qui semble aller dans le sens de valider la première hypothèse).
La partie importante et l’allégorie sont reliées ensemble, elles sont rattachées. En effet, elles sont toutes les deux codées par ce qui est dit au téléphone.
Pour ce troisième exemple, nous n'avons toujours pas de rêve en trois parties : il semble que la partie importante soit la solution.
Si vous êtes informaticien, une image simplifiée serait : l’âme élabore un code source et l’envoie par le rêve. La compréhension par le conscient la compile, élabore un code objet exécutable et la renvoie. L'âme implante le programme exécutable. Ce programme, cette nouvelle aptitude est alors utilisable par les deux parties (conscient et âme).
Dans d’autres rêves, on voit des livres, des feuilles, des informations ou simplement des gens qui vont de la gauche (l’inconscient) vers la droite (le conscient). Puis de la droite vers la gauche.
Dans ce cas-là, les livres, feuilles, informations ou gens qui viennent de la gauche représentent les parties envoyées par l'âme et les informations allant dans l’autre sens, les informations retournées vers l'âme par le bon décodage du rêve.
Ce rêve nous renseigne aussi sur le lieu où se trouvent nos aptitudes : le lieu où se trouvent nos aptitudes se situe dans notre inconscient et pas dans une zone du conscient.
Cela peut facilement être relié aux grandes difficultés que nous avons de faire un travail sur nous en utilisant des techniques uniquement verbales, puisque, dans ce cas, nous ne changeons pas les choses dans la zone inconsciente (sauf parfois : découverte d'un secret de famille, compréhension différente d'une scène du passé ou prise de conscience d'un défaut flagrant non connu du rêveur…).
J'illustre cela avec un rêve que j'ai déjà présenté :
Quatrième exemple
(1) Je suis devant un poste de télé sur ma gauche. Je regarde une émission de Bernard Pivot dans laquelle il y a comme invité Yves Montand.
(2) L'émission, je l'apprends par la suite, date de 1985."
La traduction du rêve est la suivante :
(1) Quand tu étais adolescent, ton père était très froid avec toi.
(2) Plus tard, tu as pris conscience de cela.
Le rêveur a du mal à comprendre. Il sait déjà que son père était froid et que cette froideur lui a causé ses problèmes de froideur envers les autres. Il me dit que cette prise de conscience, qu'il a faite je crois il y a une quinzaine d'années, ne lui a pas enlevé sa froideur. Il ne comprend pas pourquoi nous avons passé tout ce temps à décoder un rêve qui, au final, raconte une chose qu'il sait déjà.
Je lui explique que la prise de conscience qu'il a faite il y a une quinzaine d'années ne change pas grand-chose (même si c'est une première étape, sans celle-ci comment décoder ce rêve ?). Cette prise de conscience se passe dans le conscient. Il ne comprend pas. Je lui explique que maintenant, il a le rêve qui lui parle de cela et que le bon décodage du rêve modifiera quelque chose qui se trouve dans l'inconscient et lui enlèvera une partie de cette froideur. Il finit par comprendre.
Vous avez l'audio correspondant à la recherche et au bon décodage de ce rêve. Vous l'avez dans la première partie de ce site, dans le chapitre " Collections de rêves : le rêveur avec l'interprète ".
Cinquième exemple
(1) Je suis dans ma voiture côté conducteur et un gars est à ma droite. Puis, il y a un problème et ma voiture est arrêtée.
(2) Je me retrouve devant ma voiture qui est arrêtée et la regarde. Je connais le sujet. Je vois derrière le pare-brise, le gars qui était à côté de moi quand je conduisais. Lui aussi connaît le sujet, mais bien plus que moi. (Il n’y a bien sûr personne côté conducteur, là où j’étais).
(3) J’essaie de regarder sous la voiture. Je la mets en position haute (comme les voitures Citroën d’il y a quelques décennies), je mets chaque roue sur une bosse (pour avoir plus de place pour regarder dessous la voiture, puisqu’il y a un creux) …. Finalement, j’arrive à la mettre droite (l’avant en haut, l’arrière touche le sol) et en même temps, je mets un tout petit peu d’huile dans le carter (c’est presque ridicule ce que je mets tellement il y en a peu).
(4) Un commentateur dit : « Tu es gentil, c’est bien, tu fais tout ce qu’il y a à faire, mais cesse de te plaindre ».
Lorsque personne n’intervient, ni la partie négative de l’inconscient, ni une personne extérieure au rêveur (qui l’agresse, le gêne, le manipule…), celui qui conduit, c’est le conscient. Il a à côté de lui son âme (comme un copilote).
C’est ce qu’il se passe ici dans le (1).
Puis il y a un problème et le rêveur n’avance plus, non pas dans sa vie, mais dans la résolution de son problème de sommeil. C’est le (4) qui m’informe de cela car à l’époque où j'ai fait ce rêve, je râlais car je n’avais pas mes rêves pour mieux dormir : je n'avançais pas sur ce point-là.
Dans le (2), le conscient veut regarder dans ses profondeurs : le véhicule sans lui cette fois-ci.
Le rêve indique ensuite que le conscient connaît le sujet (lui-même et le décodage des rêves), mais cela moins que son inconscient (la partie positive, son âme).
Dans le (3), le conscient essaie de regarder sous la voiture. Il essaie plein de choses différentes pour cela (je n’en ai écrit que deux).
La partie extérieure de la voiture symbolise le conscient, car c’est ce que l’on voit quand on regarde une voiture.
Le dessous de la voiture symbolise l’inconscient, et cela, pour deux raisons :
- Cela ne se voit pas, sauf si on agit pour cela.
- C’est là que l’on voit comment fonctionne une voiture : on voit les freins, les amortisseurs, le filtre à huile, le bouchon de vidange, le tuyau d’échappement…
Puis la voiture se retrouve droite : on voit le dessous et en même temps cela la répare, car de l’huile est mise dans le carter.
C’est comme cela que fonctionne un rêve :
Au moment où vous le décodez, vous voyez des choses dans votre inconscient et, en même temps, cela vous guérit. Ce rêve renseigne sur la correspondance temporelle : le temps entre décodage et implantation de la solution est très très faible.
On peut remarquer qu’avancer est symbolisé par implanter cette huile dans le carter du moteur. Ainsi, l’huile code ici la solution et le dessous de la voiture, l'allégorie.
Si dans d’autres rêves, je retrouve le même symbole (l’huile), je pourrais alors prendre une piste autour du même sujet. Si sur beaucoup de rêves, l’huile code une solution qui s’implante, il y aura alors de fortes chances que ce symbole soit collectif.
Ici, le rêve parle d’une toute petite guérison, presque rien.
Ainsi, le conscient décode bien ses rêves, mais ces derniers n’agissent pas beaucoup.
Ce rêve prouve qu’il y a indépendance entre la capacité à trouver des solutions et la capacité à envoyer des allégories.
C’est ce que j’ai raconté dans le paragraphe précédent, Les étapes autour d’un rêve.
Il y a au moins deux difficultés pour l’inconscient pour résoudre un problème : trouver la solution puis l’implanter.
Bien évidemment, je me doutais fortement de cela avant ce rêve, car pendant des années et des années, j’avais environ huit cents rêves par an, mais aucun pour me libérer de mon infernal sommeil. Il était pourtant LA priorité dans mon travail sur moi, mais tout en progressant sur d’autres points non prioritaires, je ne progressais pas sur celui-là.
Remarque : ce rêve est l’inverse d’un rêve récurent !
Dans un rêve récurent, l’inconscient (la partie positive, l'âme) a la solution à un problème. Il est motivé par la résolution de ce problème. La difficulté, c’est l’implantation : l’inconscient ne peut implanter la solution tout seul. Il essaie pour l’implantation de passer par le conscient qui lui ne sait pas l’aider (décoder ses rêves).
Ici le conscient est motivé par la résolution du problème de sommeil. Il sait décoder ses rêves et donc l’implantation n’est pas le problème. La difficulté, c’est élaborer la solution et l’inconscient ne sait pas encore faire.
Cette remarque n'est pas très importante. Elle est là pour vous montrer les choses sous différents points de vue, pour vous faire raisonner autour du fonctionnement des rêves.
Dans le (4), le commentateur, c’est l’âme qui dit deux choses à son conscient :
- C’est bien ce que fait le conscient, et en termes de motivation, et de résultat (il ne se trompe pas trop dans le décodage de ses rêves).
- Il râle et doit arrêter cela.
Après ce rêve, je ne râlerais presque plus devant notre impuissance à mieux dormir. Là, c’est le résultat apparent et immédiat de ce qu’a implanté en moi le bon décodage de ce rêve.
Seul le (4) parle de cela (arrêter de râler). Les trois premières parties d’autre chose. Il me semble que les solutions associées à ces trois premières parties seraient : une meilleure motivation face à mes rêves, plus d’aptitude à les décoder, plus de patience en général, un tout petit peu mieux dormir (un peu d’huile dans le moteur).
Par nature, je ne peux accéder à cela puisque la solution et l'allégorie, sont deux choses différentes.
Sixième exemple
(1) Je suis à moto avec ma Ténéré. Il y a un creux et je tombe un peu dedans (un à deux mètres vers le bas). Je suis un peu comme au four à chaud, il n’y a que de la terre battue. Je demande de l’aide puis finalement non, pas besoin.
(2) Je retrouve des affaires qui sont à moi. Plus loin, il y a des gens vraiment pas bien, ils ne m’ont pas vu. Je pense qu’ils aimeraient récupérer ces affaires qui sont miennes.
(3) J’essaie, mais ne trouve pas un passage pour partir. Je vois des barrières, des grillages.
(4) Puis ils me voient et l’un d’eux dit quelque chose (peut-être pour me tuer).
(5) Un autre gars à côté d’eux a un fusil à lunette, mais je ne le vois pas bien. Il est neutre. J’ai moi aussi un fusil à lunette. Finalement, ce gars (au fusil) se rebelle contre les autres (les méchants), probablement, car il comprend, mais le rêve ne le précise pas. Il se bat contre un gars qui a un bâton. Moi, j’essaie de viser ce gars au bâton. J’ai du mal, je ne le vois pas dans mon viseur (à l’oculaire de la lunette qui est sur mon fusil). Je n’y arrive pas.
Voici la traduction de ce rêve
(1) Je suis à moto avec ma Ténéré. Il y a un creux et je tombe un peu dedans (un à deux mètres vers le bas). Je suis un peu comme au four à chaud, il n’y a que de la terre battue. Je demande de l’aide puis finalement non, pas besoin.
La première partie parle d’un manque d’équilibre, mais pas très important. Le creux et la terre pourraient parler de la mère, cause du déséquilibre. Mais comme il n’y a pas de végétation, cela pourrait juste parler d’un aspect non naturel (des comportements que le rêveur devrait faire spontanément, mais qu’il n’arrive pas à faire).
(2) Je retrouve des affaires qui sont à moi. Plus loin, il y a des gens vraiment pas bien, ils ne m’ont pas vu. Je pense qu’ils aimeraient récupérer ces affaires qui sont miennes.
Ici le rêveur veut être lui-même (récupérer ses affaires), et pas ce que les problèmes qu’il a, ont fait de lui. Ces gens pas bien codent la partie négative de son inconscient. Cette partie ne veut pas qu’il devienne lui-même. L’ego veut récupérer ce qui rendrait le rêveur psychologiquement un peu mieux.
(3) J’essaie, mais ne trouve pas un passage pour partir. Je vois des barrières, des grillages.
Cette partie-là du rêve explique que le rêveur ne peut pas sortir de là où il est : il n’arrive pas à progresser en sortant avec ces affaires qui sont siennes et qu’il n’avait plus.
Dans cette partie, le rêve raconte que le rêveur ne peut pas avancer (résoudre ce problème). Il n’en a pas les moyens.
(4) Puis ils me voient et l’un d’eux dit quelque chose (peut-être pour me tuer).
Ici l’ego tente une agression.
(5) Un autre gars à côté d’eux a un fusil à lunette, mais je ne le vois pas bien. Il est neutre. J’ai moi aussi un fusil à lunette. Finalement, ce gars (au fusil) se rebelle contre les autres (les méchants), probablement, car il comprend, mais le rêve ne le précise pas. Il se bat contre un gars qui a un bâton.
Les deux personnages qui ont un fusil à lunette sont dans le même camp (conscient et âme). L’autre gars au fusil a mis plus de temps que moi pour comprendre que les gens à côté de lui sont méchants. C’est le conscient qui a mis plus de temps. Ainsi le JE dans le rêve est l’âme.
Moi, j’essaie de viser ce gars au bâton. J’ai du mal, je ne le vois pas dans mon viseur (à l’oculaire de la lunette qui est sur mon fusil). Je n’y arrive pas.
L'âme n'arrive pas à régler le problème;
Dans le (3) et dans la toute dernière partie, le rêve dit que le rêveur n’arrive pas à résoudre son problème. Dans la toute dernière partie, il utilise la même allégorie que dans le rêve précédent.
J’explique cela.
Voir dans l’inconscient, c’était dans le rêve précédent, voir sous la voiture. Ici, c’est observer dans l’oculaire de la lunette le gars au bâton.
Agir au moment de l’observation (du correct décodage du rêve), c’était dans le rêve précédent, mettre un peu d’huile dans le moteur, dans ce rêve, c’est pouvoir toucher (en tirant) l’ego qui empêche le rêveur de redevenir celui qu'il veut être si l’image apparaît.
La quasi-spontanéité entre le décodage et l'implantation est codée ici par le fait que le temps entre appuyer sur la détente et toucher sa cible est aussi très petit.
Il y a cependant une nouveauté dans ce rêve relativement au précédent : la présence de l’ego !
Le (2) explique que l’ego s’oppose au travail du rêveur. Le (4) et le (5) que le couple conscient+âme n’arrive pas à s’opposer efficacement à l’ego et en particulier l'âme (ici le 'JE' dans le rêve) qui n'a pas de solution pour résoudre le problème.
Il y a plusieurs hypothèses pour cette opposition. D’une manière non exhaustive :
- Il rend l’implantation des solutions plus difficile.
- Il efface plus ou moins rapidement ces solutions une fois qu’elles ont été implantées.
- Il rend la solution plus difficile à élaborer.
Septième exemple
(1a) Ma voiture a un problème de batterie alors que je l’ai changée il y a deux ou trois ans. Ce n’est pas normal. Ma voiture a aussi un problème d’alternateur et, pareil, je l’ai fait réparer il y a quelques années.
(1b) Je me demande si je ne vais pas la changer, car elle/cela ne sert pas à grand-chose.
(1c) Ma voiture se trouve là où ma mère était quand elle m’a agressé en classe de seconde.
(2a) Il y a un gars qui est sur un pont. Il saute de ce pont en vélo ou motocross léger. Il tape sur l’eau avec sa roue arrière puis roule sur l’eau. Il est vraiment bon. Sa direction, c’est suivre le cours d’eau qui passe sous ce pont.
(2b) Il y a comme une peau d’orange (l’écorce orange sur l’eau et le blanc, l'intérieur, vers le haut) à côté de ce vélo. Sur cette peau, en contact avec la partie blanche, il y a de l’huile marron. J’ai envie de lui dire qu'on ne change pas d’huile, qu'on garde la même marque car elle est bonne.
(2c) Plus loin, il y a un pont-barrage qui a une télécommande pour passer. Il faut attendre quelque chose pour passer, car il y a de l’eau d’un côté et pas de l’autre (et il en faut pour passer).
Le (1a) parle de toutes les difficultés du rêveur avant de faire un travail sur lui : les réparations qu’il faisait (que son âme faisait) ne tenaient pas. On peut alors se demander pourquoi cela ne tenait pas.
Le (1b) indique l’idée de faire un travail sur soi. Le (1c) est la conséquence du (1a) : il restait dans le même état où il était à l’âge de seize ans.
Le (2) parle de son travail sur lui qui se passe bien. C’est cette partie que nous allons étudier pour comprendre ce qu’est un rêve.
Le (2a) parle d’un lien (pont) entre le conscient et l’inconscient : c'est le bon décodage des rêves. Puis d’agilité (vélo/motocross léger), ce qui est gagné. La roue arrière est celle qui permet d’avancer (de changer psychologiquement). Le vélo, c’est le conscient et l’eau l’inconscient. Suivre le cours de l’eau, c’est progresser dans le sens que l’inconscient a préparé. J’ai parlé de cela dans la première partie de ce site. Le travail sur soi est à l’initiative de l’âme et pas du conscient.
Avant de parler des parties les plus intéressantes (2b) et (2c), il faut que je vous présente ce qu’est une orange ! Quand on voit une orange, nous voyons la partie extérieure. Si nous l’ouvrons, nous voyons une partie qui se mange. On voit également que la peau est blanche à l’intérieur. La partie blanche relie l’écorce à la partie qui se mange. C’est une interface entre la partie que l’on voit et la partie que l’on mange.
Dans le (2b), la partie que l’on mange est l’huile, car elle se trouve en contact avec la partie blanche. Elle est de bonne qualité et c’est pour cela que le rêveur progresse.
Cette partie du rêve nous informe sur la structure en trois parties du rêve : l’écorce, c’est l’allégorie, l’huile, c’est la solution et la partie blanche de l’écorce, le rattachement.
Nous voyons là pour la deuxième fois que l’huile code la solution et la structure triple du rêve.
Le (2c) parle du fait que l’on ne peut pas passer, car il n’y a pas d’eau de l’autre côté. Quand il y aura de l’eau, on pourra passer si on actionne l’ouverture avec la télécommande.
L’eau de l’autre côté, c’est la solution ; la télécommande, c’est l’ouverture du passage que fait le conscient quand il décode ses rêves.
Cette partie explique qu’il faut une solution avant de pouvoir demander au conscient de l’implanter.
Dans les chapitres précédents, nous avons vu ce qu'est un rêve. Notre âme élabore une construction en trois parties :
① La solution, ② l'allégorie, ce que voit le conscient et ③ l'interface reliant les deux.
Si le conscient décode l'allégorie, sans le savoir, il transforme la solution d'une certaine forme en une autre et la renvoie vers l'âme qui le place là où il faut, de manière à nous changer positivement.
Lorsque nous avons de claires inaptitudes ou des souffrances dans certaines situations, c'est que l'ego a programmé ces choses-là. C'est parce que l’ego existe et qu'il fait ce genre de chose que nous devons par nature faire un travail sur nous.
Je vous montre ici des exemples de rêves montrant que l'ego programme dans notre inconscient.
Huitième exemple
(1) Tahima fait une manip de physique. C’est de l’électricité. Je la vois totalement compétente dans ce domaine.
(2) Il y a une chanson « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver ». Elle veut montrer aux élèves un truc à l’oscilloscope (à partir de cette chanson). J’avais l’impression qu’elle voulait étudier soit une partie de la note, soit la totalité de cette chanson à l’oscilloscope.
(3) Je ne vois pas son visage.
(4) Elle va faire quelque chose de l’autre côté.
En passant derrière moi, je sens dans mon dos le fil électrique qu’elle tient. En faisant ça, j’ai l’impression qu’elle touche au compteur d’EDF, car cela change ce qu’il affiche. C’est bizarre. Je me dis : « Quoi ? Elle met directement une carte (électronique) sur le réseau ? » (C’est grave).
(5) En fait, c’est un système sans contact avec le téléphone.
Pour déterminer qui code Tahima, il y a une récurrence dans le rêve.
Tahima est une collègue de travail, chercheuse en chimie. J’en ai une bonne opinion, mais :
- Je ne vois pas son visage : ce n’est peut-être pas elle !
- Elle trafique le compteur EDF et c’est bizarre. Dans la réalité, il faut bien sûr ne jamais faire cela.
- Elle veut faire quelque chose de grave : mettre une carte électronique sur le réseau EDF.
- La chanson vive le vent d’hiver est jolie, mais le vent en hiver ce n’est pas spécialement agréable : c’est froid, cela pique. Elle veut faire quelque chose avec cela !
- Enfin, dans sa vie éveillée, elle est spécialiste de la chimie et pas de l’électricité, où elle n’y connaît pas grand-chose. Le rêve insiste sur le fait qu’elle est totalement compétente dans ce domaine.
Dans ce rêve, l’ego se fait passer pour Tahima (symbole individuel), une collègue de travail sympa. L’inconscient décrit l’ego comme quelqu’un qui se fait passer pour un ami, mais qui ne l’est pas et qui, dans le même lieu (notre tête), travaille à programmer des choses contre le rêveur.
Un oscilloscope est un instrument utilisé en génie électrique pour observer des tensions qui sont souvent porteuses d’information. La tension est une caractéristique qui ne se voit pas. Il faut utiliser un instrument pour l’observer.
Regarder à l’oscilloscope quelque chose qui ne se voit pas, c’est la même chose que regarder sous la voiture (quatrième rêve) ou regarder dans le viseur (cinquième rêve).
Or voir dans l’inconscient est un moyen de le changer, de programmer des choses.
Dans le (2), l’ego veut montrer à ceux qui apprennent (les élèves, mais les siens, lui-même) quelque chose de négatif : cette chanson qui parle du vent d’hiver. Il fait cela pour programmer des choses négatives dans l’inconscient du rêveur.
Ce rêve nous explique que l’ego programme des choses négatives dans notre inconscient et qu’il est parfaitement compétent pour faire cela.
Neuvième exemple
(1) Je suis dans une classe avec des adultes et on passe des tests d’aptitudes. Je n’y arrive pas. D’habitude, j’étais bon à cela mais là je n’y arrive pas. Cela m’énerve. Je leur dis que cela ne va pas et qu'il faut s’entraîner. On n’est pas entraîné.
(2) Je rature mon bloc de feuilles et ai envie de toutes les raturer. Il y a en haut à gauche de la première page le nom et le prénom que je ne remplis pas. Je barre des feuilles au crayon à papier.
(3) Je me lève, je prends mon blouson et je me casse. Un gars me dit au revoir d’une manière polie. Cela ne le gêne pas que je parte.
(4) Plus tard, je suis dans un genre de préau, je me dis que j’ai oublié mon pull. Je le cherche. Je vois un morceau de truc en laine (comme une manche de pull). Je me dis qu’il est dans la salle où l’on passe les tests. Il faudrait que j’aille le chercher mais je n’ai pas envie d’y aller.
(5) Je vois un groupe d’élèves plus jeunes. Ils écoutent de la vieille musique.
Le (1) décrit une évolution négative pour le ‘JE’ dans le rêve. C’est mon rêve (celui de l’auteur du site) et je ne peux qu’avoir évolué d’une manière négative. Ainsi, le ‘JE’ dans le rêve semble être l’ego. Dans le (2), on voit que le ‘JE’ ne veut pas donner ni son nom, ni son prénom. Ainsi, le ‘JE’ dans le rêve est bien l’ego : nous avons un rêve en entrée inverseuse.
On voit aussi que l’autre partie, la partie qui lui dit au revoir au ‘JE’, est contente et le fait poliment, c’est-à-dire est positive.
Traduction du rêve
(1) Je suis dans une classe avec des adultes et on passe des tests d’aptitudes. Je n’y arrive pas. D’habitude, j’étais bon à cela mais là je n’y arrive pas. Cela m’énerve. Je leur dis que cela ne va pas et qu'il faut s’entraîner. On n’est pas entraîné.
L’ego qui constate de grandes pertes d’aptitude.
(2) Je rature mon bloc de feuilles et ai envie de toutes les raturer.
Ce bloc de feuilles est le lieu où chacune des deux parties peut écrire des inaptitudes pour le premier, des aptitudes pour le second.
L’ego veut effacer ce que l’âme a écrit ou s’énerve et fait n’importe quoi.
Il y a en haut à gauche de la première page le nom et le prénom que je ne remplis pas.
Cette partie est celle de l’ego (première page) et il ne dit pas qui il est car il fait tout dans l’ombre.
Je barre des feuilles au crayon à papier.
Ce qu’il fait n’est pas définitif car on peut prendre une gomme pour enlever ces ratures, ce qui est bien plus difficile avec de l’encre.
(3) Je me lève, je prends mon blouson et je me casse.
Il devient difficile à l’ego de conserver des aptitudes à programmer des choses dans l’inconscient.
Un gars me dit au revoir d’une manière polie. Cela ne le gêne pas que je parte.
L’âme est contente de cela.
(4) Plus tard, je suis dans un genre de préau, je me dis que j’ai oublié mon pull. Je le cherche. Je vois un morceau de truc en laine (comme une manche de pull).
Ce truc en laine est-il le reste du blouson de l’ego ? L’ego dans une situation moins confortable.
Je me dis qu’il est dans la salle où l’on passe les tests. Il faudrait que j’aille le chercher mais je n’ai pas envie d’y aller.
Une certaine irréversibilité de la situation pour l’ego.
(5) Je vois un groupe d’élèves plus jeunes. Ils écoutent de la vieille musique.
Ces jeunes sont le nouveau ego. Il ne peut plus que penser à son accord passé (les souffrances qu’il créait avant). Il n’a pas d’accord actuel, c’est-à-dire pas de réelle aptitude à agresser.
Le septième exemple montre l'ego qui programme des choses négatives dans l'inconscient du rêveur et le huitième l’ego qui n’y arrive plus ou en tout cas, beaucoup moins. Il faut bien sûr décoder des rêves pour passer d'une situation à l'autre.
La question serait : y a-t-il d’autres moyens que cela ? Une situation grave, pourrait-elle induire des choses négatives dans notre inconscient sans que ce soit l’ego qui en soit la cause ? Il arrive que des gens qui sont allés au combat reviennent avec de graves problèmes psychologiques. La chose, est-elle exclusivement le fruit de la programmation de l’ego qui profite juste de la situation pour programmer cela ou y a-t-il un autre mode de fonctionnement ?
Je n’ai pas de rêve qui me renseigne pour cette question. D’expérience, je répondrais plutôt négativement.